Cycle féminin et cycle lunaire : sommes-nous vraiment liées à la Lune ?

Posted on

« Mais est-ce que la Lune nous influence vraiment ? »

Voilà une question que l’on me pose régulièrement. Et ma première envie est toujours de répondre : regarde déjà ce qu’elle fait aux océans…

La Lune participe au mouvement des marées, faisant se déplacer des masses d’eau absolument gigantesques. Et nous, petits êtres humains très raisonnables qui pensons tout contrôler avec notre agenda, sommes constitués en moyenne d’environ 55 à 60 % d’eau.

Alors forcément, la comparaison est tentante : si la Lune est capable de participer au déplacement de milliards de tonnes d’eau, pourrait-elle vraiment n’avoir absolument aucun effet sur toute cette eau qui compose notre corps ?

Bon. Avant que les scientifiques ne viennent me chercher avec une fourche : ce n’est pas aussi simple. Notre corps n’est pas un mini-océan et la gravité lunaire ne fait pas monter et descendre l’eau de notre ventre comme la marée à Saint-Malo. Mais la question de l’influence des rythmes lunaires sur certains rythmes biologiques humains existe bel et bien, et elle continue d’intéresser les chercheurs.

Notre organisme vit déjà au rythme de nombreux cycles : sommeil, température, sécrétions hormonales, système nerveux, énergie… Certaines recherches ont observé des associations entre les phases de la Lune, le sommeil et même, chez certaines femmes, le cycle menstruel. Cette synchronisation n’est ni systématique ni permanente, mais elle existe suffisamment pour intriguer. (Sources : Science Advances, 2021 et 2025.)

Et puis il y a cette coïncidence fascinante : un cycle lunaire dure environ 29,5 jours, tandis que le cycle menstruel est traditionnellement estimé à environ 28 jours. Dans la réalité, bien sûr, notre corps ne fonctionne pas avec un chronomètre : le cycle féminin peut être plus court ou plus long et évoluer au cours de la vie. Mais la proximité entre ces deux rythmes reste troublante.

La femme et la Lune : une très vieille histoire

Bien avant que nous ayons des applications pour calculer notre ovulation, les femmes regardaient le ciel.

Depuis des siècles, la Lune est associée au féminin, à la fertilité, à l’intuition, à la transformation, à la naissance, à la mort et à la renaissance. Dans les traditions mystiques et magiques, elle occupe une place essentielle. Toute sorcière digne de ce nom connaît sa Lune !

Car son énergie est subtile. Elle ne s’impose pas, elle se ressent. Et plus nous devenons sensibles à notre corps, à nos émotions et à notre intuition, plus nous pouvons commencer à percevoir ces nuances.

Quatre phases de la Lune, quatre phases de la femme

On distingue généralement huit phases lunaires, mais pour comprendre son grand mouvement, nous pouvons les réunir en quatre temps : Nouvelle Lune, Lune croissante, Pleine Lune et Lune décroissante.

Et le cycle féminin peut lui aussi être observé en quatre grandes phases.

La Nouvelle Lune correspond symboliquement à la menstruation. La lumière disparaît, l’énergie revient vers l’intérieur. C’est le temps du repos, de l’écoute et du renouvellement.

La Lune croissante correspond à la phase pré-ovulatoire. L’énergie remonte, l’élan revient, quelque chose grandit et se prépare à éclore.

La Pleine Lune représente l’ovulation. Expansion, rayonnement, ouverture : nous sommes au sommet du cycle. Et j’aime cette image toute simple : la Lune est ronde… et notre ovocyte aussi. Deux petites lunes, chacune à son échelle.

Enfin, la Lune décroissante correspond à la phase lutéale et prémenstruelle. L’énergie commence à redescendre et à revenir vers l’intérieur. C’est le temps du tri, du discernement, du ralentissement et de la préparation au prochain cycle.

Bien sûr, cela ne signifie pas que ton ovulation doit tomber à la Pleine Lune et tes règles à la Nouvelle Lune. Il s’agit avant tout d’une correspondance symbolique et énergétique qui nous aide à comprendre notre propre nature cyclique.

Le Yoga de la Femme® : apprendre à sentir le subtil

Et c’est là que le Yoga de la Femme® entre merveilleusement dans cette histoire.

À travers le mouvement, le souffle, le travail du bassin et l’écoute du corps, la pratique nous apprend à devenir plus sensibles. À reconnaître quand notre énergie monte, quand elle demande à rayonner et quand, au contraire, elle nous invite à ralentir.

Petit à petit, nous retrouvons cette capacité très féminine à percevoir le subtil.

Tu peux commencer simplement : observe ton cycle et, en parallèle, regarde la Lune. Note son mouvement, ton énergie, tes émotions, tes sensations. Non pas pour chercher absolument à faire coïncider les deux, mais pour retrouver une relation consciente avec les cycles.

Car la Lune change. La nature change. Ton corps change.

Et peut-être que vivre en harmonie avec soi commence simplement par accepter que nous n’avons jamais été faites pour être exactement les mêmes tous les jours.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *